La musique à fond dans mes oreilles, l'Ipod en mode 'Repeat' de la nouvelle chanson de Jenifer, je marche dans la longue avenue des champs élisés. Je vois passer ma mère dans sa limousine, elle va dans ces appartements privés, dans les beaux quartiers de Paris. Elle demande à son chauffeur de s'arrêter et ouvre la fenêtre grisée :
- Alors Lyz ? roucoule-t-elle en ma direction, Belle balade ?
- Oui maman, répondis-je en ne quittant pas mon petit écran des yeux.
- Monte, on rentre à la maison, Sonia doit avoir préparé le dîner depuis un petit bout de temps.
- J'arrive, lâchais-je après quelques 30 secondes de réflexion.
Je grimpais dans la longue voiture blanche et faisais la Bise à ma mère, déjà tout les passants et paparazzis se regroupait autour de nous. Je claquais la porte dans un grand 'Vlam' qui fit trembler ma mère. J'eus alors droit à ma petite leçon spéciale 'Tiens-toi à carreaux tu es la fille de Miss France'. Mais déjà je ne l'écoutais plus, me contentant d'acquiescer et me laissant aller avec la musique. Elle souffla exaspéremment sur ses ongles fraichement manucurés, je jettais alors un coup d'oeil vers les miens. Ils sont parfaits, eux aussi. Je ne suis pas du tout comme ma mère mais je fais néanmoins très attention à mon style vestimentaire. Aujourd'hui je porte un slim noir, des ballerines avec un petits neud papillons bleuté et un chemisier blanc. Mes cheveux sont remontés en un chignon parfaits sur ma tête, mon Ipod vert pomme dans ma poche droite. Je réajustais ma pince ... Voilà. Maman elle avait ouvert la fenêtre et faisait de grands signes à qui la voyait. Je mis mes lunnettes car moi, je ne cours pas après la célébrité, et je n'ai pas envie de me faire courser jusqu'au lycée avec les journalistes des plus grands magazines peoples sur mes talons.Je crois que c'est la plus grande différence entre ma mère et moi. Tandis que je vais à l'école en vélo, elle se promène partout en limousine. Son chauffeur personnel, Wilfried, est très habitué à sa compagnie et ils sont des amis d'enfance. Mon père quant à lui est politicien. Je ne sais pas trop dans quoi, il n'en parle pas très souvent avec moi, il faut dire qu'il est souvent au bureau. D'un coup, je sortis de mes pensées, alertée par une portière claquée. Non pas violemment mais sa fait tout de même du bruit. Je vis alors à travers la vitre floutée Wilfried, qui vint m'ouvrir la porte. Je sortis automatiquement, ma mère sur mes pas. Quand elle descendis, ses talons hauts claquèrent sur les dalles du jardin pavés de notre jolie villa. Nous habitions dans un quartier ressemblant à New Haven, en Amérique, mais cette fois version française. Je saluais Sarah, ma voisine et ses parents.
- Hey ! Sassou ! criais-je en souriant jusqu'au oreilles, Sa va ?
- Hey ! Lyyyyyyyyz ! Oui et toi ? Tu te portes bien ?
Nous nous fîmes une bise amicale.
- Oui je vais très bien ! Je rentre des champs élisés !
- Wah la chaance !
- Je te promets qu'on iras toutes les deux une fois, quand les magasins seront ouverts, sa va de soit, dis-je, accompagné d'un clin d'oeil complice.
- J'ai compris ! Salut ! me dit-elle en me rendant ma marque de malice.
Sarah alias Sassou était ma meilleure amie. Nous partagions tout, à commencer par notre passion : la mode et les vêtements ! Elle était une jolie blonde au yeux verts, cheveux longs et lisses, ce qui ne durcissait pas ses trais fins et jovials. Moi j'était brune aux yeux noisettes, cheveux avec une franges en dégradés et la chevelure lisses comme elle, jusqu'au épaules. Je rentrais chez moi, joyeuse grâce à la rencontre avec Sassou et en sautillant, chantant la chanson que j'ai eu le temps de mémoriser pendant ma sortie. Mais là, quand j'entrais, mon sourire s'effaça. Ma mère faisait la bise à Stella, mon affreuse cousine. Celle-ci, me voyant se tourna vers moi avec un petit rictus mauvais, et me dit :
- Et bien ! Je sens que cette année va être d'enfer !